Lab’eau, résidence d’écriture
Vallée de la Bruche
Les 13-14 juin 2026
Entrez dans la ronde de l’écriture et laissez les mots vous transporter, les vôtres et ceux des autres.
Que vous ayez l’habitude d’écrire ou non, que vous soyez poète, artiste, lecteur·ice ou non. Tout cela se fait dans une absolue bienveillance. Sans pression ni souci performatif, l’écriture est d’abord un lâcher prise, une promesse de résonance.

Comment déployer nos corps de façon à changer la nature des mots ?
Comment mettre en mouvement la poésie dans des espaces partagés ?
Le Lab’eau est une résidence d’écriture, une invitation à déployer nos mots dans l’espace avec fluidité, liberté et confiance. C’est un voyage au fil de l’eau, celle qui nous entoure mais aussi celle qui nourrit nos cellules et nous constitue. C’est un laboratoire écopoétique*(1) mêlé à une aventure écosomatique*(2).

Et si nous apprenions à libérer des courants d’expression là où nous nous sentons empêché.es ?
Et si, en combinant la poésie au mouvement, nous laissions jaillir de nouvelles sources d’inspiration ?
Imaginez comment la rivière prend de la vitesse en contournant les rochers, sentez la puissance de l’envol quand la cascade quitte son lit, goûtez le brassage du remous lorsqu’après la chute, l’eau touche le fond … et remonte.
Nous invoquerons l’énergie des ruisseaux, des fontaines, de la pluie, des cascades mais aussi les liquides de notre corps, ceux qui soutiennent nos changements d’état et nous offrent des moyens tangibles et mouvants de transformation.
Venez expérimenter dans un cadre collectif des manières fluides et spontanées de jouer des turbulences. Écouter, laisser couler, flotter, dériver, accueillir, se relier… cette résidence est une invitation à libérer vos voix d’eau par l’écriture et la mise en mouvement.
*(1) L’écopoétique au juste c’est…?
« Une manière de faire monde en se mouvant et en résonance avec les autres forces du vivant {qui} accorde une place éminente à une diversité de savoir-faire. Appréhender ce qui {est} caché et ramener l’invisible à la portée des humains : tel {est le} but. (…) Du reste, apprendre {consiste} surtout à se mettre à l’écoute, y compris des paysages et de leurs environs, du relief et des lieux sacrés, des lignes et des franges, de la ronde des saisons, de la myriades des sons et des images et de la glèbe, des plantes et des insectes et des oiseaux. Ne {s’agit-il} pas, avant tout de décrypter les indices de vie, les mille sentiers du vivant, de capter les flux de vie, et d’en assurer la redistribution le long de différentes chaines minérale, botanique, zoologique, psychique, biologique et organique? »
En remerciant Achille Mbembe pour ces mots extraits de : « La communauté terrestre » pour cette définition de l’écopoétique.
L’écopoétique comme tentative de raconter de nouvelles façons d’être au monde qui nous impliquent, nous concernent, nous dépassent et nous débordent. L’écopoétique comme manière d’irriguer des formes d’alliances qui nous rendent autres, comme une impérieuse poussée des hybridations.
*(1) Vous avez dit écosomatique…?
» En choisissant de nommer nos pratiques « écosomatiques » {écopoétiques} nous souhaitons participer à l’essor d’un champ à la croisée des arts, de l’écologie et de la société. C’est un nom récent pour expliciter une relation au vivant qui en soi n’est pas nouvelle, mais à recréer, comme réactiver des chemins perdus. Il s’agit avant tout de relations, de relationnel, de se comprendre comme imbriqué.es dans les interactions et interdépendances des vivants autres qu’humains et humains. Nous soutenons l’urgence des savoirs incarnés et situés dont nos corps {nos écritures} compris dans ces écologies locales deviennent à la fois les réceptacles et les canaux. Nous oeuvrons pour des devenirs terrestres et défendons, sentons, vivons, créons, aimons cette appartenance au système Terre. »
Texte publié par Eve Chariatte, Joanne Clavel et Gregory Stauffer: https://malvaux.net/accueil/a-propos/
Nos corps perçoivent, ressentent, écoutent, répondent.
Ils résonnent et apprennent des lieux, des présences, des mouvements du vivant. Comment en nous laissant toucher par les éléments, le vent, l’eau, les plantes, par tout ce qui murmure autour, comment pouvons-nous habiter nos corps en habitant la Terre, comme une part vivante parmi les vivants ?
La conscience écosomatique est une danse de nos écologies intérieures et extérieures qui se déploie par des explorations sensorielles et poétiques en mouvement.

Le stage est ouvert à tous·tes, que vous soyez à l’aise ou encore hésitant·e dans vos corps ou dans vos mots. Nous nous inscrivons dans une démarche coopérative c’est à dire que nous imaginons le cadre de nos propositions chemin faisant afin de favoriser la participation de tous·tes et stimuler chacun·e à l’endroit où il.elle se trouve.
Les intervenantes

Myriam DHUME-SONZOGNI est une poétesse hybride qui risque sa voix dans le tumulte des mondes. Formée aux questions d’écopoétique, elle anime des ateliers dans le désir d’accompagner chacun·e à déployer des mots vivants, de façon à nourrir des espaces riches de rencontres et de transformations.
Pour en savoir plus : https://myriades.xyz/
Nathalie MANN est éducatrice somatique formée par «Matières, arts somatiques » à la pratique du Body Mind Centering. Danseuse et pédagogue, elle ouvre des espaces d’expérimentation au carrefour de la danse, de la communication et des pratiques somatiques.
Pour en savoir plus : https://www.tangodyssee.com

Informations pratiques
Quand ?
Début du stage : samedi 13 juin à 10:00
Accueil possible dès le vendredi soir
Fin du stage dimanche 14 juin à 17:30
Où ?
A l’extérieur, le long des cours d’eau et à l’intérieur dans
une salle prévue à cet effet.
Hébergement
Chambres / dortoir mis à dispositions par les organisatrices
(contribution libre) ou possibilité de chambres en gite
(compter 50-60 euros par nuit) selon le type de confort
souhaité. Si vous souhaitez être en gîte, ne tardez pas à réserver !
Repas
Autogérés sous forme d’auberge espagnole (indiquer vos allergies ou préférences lors de l’inscription).
Accès
Le stage se déroulera dans la vallée de la Bruche à
Plaine (67420) à 1h de Strasbourg en voiture. Accès en train
possible jusqu’à Saint-Blaise-la-Roche puis navette
organisée.
Contribution
Participation aux frais pédagogiques*
tarif réduit : 100 euros
tarif standard : 125 euros
tarif soutien : 150 euros
* Nous avons choisi de pratiquer des prix variables afin de permettre à chacun·e de s’engager en tenant compte de ses moyens, de la valeur accordée à l’atelier et du soutien qu’il·elle souhaite accorder à l’évènement.
Contact
Pour toute question, vous pouvez contacter
Myriam Dhume Sonzogni
mail : md.sonzogni@laposte.net
tel : 06 83 32 88 54
Ateliers Écriture en mouvement
Pendant le FESTIVAL de POÉSIE « ENCRES LIBRES »
LES BATELIERS – 3 rue Munch – 67000 STRASBOURG
Samedi 14 mars 2026
Atelier ouvert à toutes et tous
14:00-16:30
Samedi 21 mars 2026
Atelier Familles
14:00-16:00

Atelier Écriture en mouvement
Pendant le PRINTEMPS des POÊTES
« Liberté. Force vive, déployée »
PROMONTOIRE – 6 route des Crêtes – 67220 Urbeis – ABC Climont
Samedi 28 mars 2026
Atelier ouvert à toutes et tous
14:00-16:30
puis goûter
17:30 lecture poétique

Retours dans la presse, et en images

… mots, impressions, écritures en synergie




